Mathieu Challières | Luminaires | Paris
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Copier n'est pas créer. Le mot du créateur.
Les piratages, les contrefaçons, les reproductions illicites, sont aujourd'hui monnaie courante. D'un point de vue de créateur, cette appropriation sans vergogne du fruit d’un certain talent et de beaucoup de travail, est vécue affectivement comme un cambriolage permanent. D'un point de vue économique, la contrefaçon est un fléau mondial, communément évalué à 500 milliards de dollars, dont 60 milliards d'euros pour l'Europe. La propriété intellectuelle est protégée au niveau mondial par la convention de Berne. Les contrevenants s'exposent à des sanctions financières et pénales. En 2007, suite à ma plainte, le Tribunal de Commerce de Paris a condamné un grand fabricant allemand et 2 enseignes françaises de la grande distribution pour la diffusion de contrefaçons de mon lustre Balthazar. Depuis quelques années une autre de mes créations, les Volières, a suscité un regrettable enthousiasme de la part de copieurs de tous ordres. J'ai créé la première Volières aux alentours des années 2000, mais je n'ai commencé à les commercialiser qu'en 2006, car ce n'est qu'à cette date que j'ai trouvé le grillage susceptible de produire l'effet visuel que j'avais en tête. Ni cage à oiseau, ni abat-jour conventionnel, les Volières ne ressemblent à rien de ce qui a pu les précéder. Devenues iconiques, elles sont aujourd'hui diffusées dans près de 40 pays. Relevant d’un mode de fabrication artisanal, les Volières sont trop souvent considérées comme un gagne-pain tout trouvé pour qui veut les copier. Certains allant jusqu’à vouloir faire croire (ou croire eux-même) qu’ils ont inventé quelque chose en les copiant à leur manière. Pour expliquer à ceux qui ne comprennent pas spontanément que mes Volières ne sont pas dans le domaine public, il peut donc m'arriver d'avoir recours aux talents de mes avocats. Il devient alors très clair, que les Volières ne sont pas nées toutes seules et qu'en diffuser des contrefaçons est passible de graves sanctions judiciaires. C'est regrettable d'être obligé d'en arriver là, mais on me dit que c'est la rançon du succès. Merci à tous ceux qui ont à cœur de défendre les créateurs.


A copy is no creation: the designer's own words.
Hacking, counterfeits, illicit reproductions are common practice these days. From the creator's point of view, this shameless way of claiming ownership for a creation which is the result of talent and a lot of work, is emotionally experienced as a permanent burglary. From a financial point of view, counterfeit is a world-wide scourge, commonly evaluated at 500 billion dollars, of which 60 billion euros in Europe. Worldwide, intellectual property rights are protected under the Berne convention. The offenders risk being subjected to financial and criminal law penalties. In 2007, following my complaint, the Commercial Court of Paris condemned an important German manufacturer and 2 large French retailer brands for selling counterfeits of my chandelier Balthazar. In the last few years, another of my creations, the Volières, have unfortunately also inspired a number of all kinds of copycats. I created the Volières around 2000, but I only began commercializing them in 2006, since it was in that year I found the wire netting that satisfied the visual effect I had in mind. Neither a bird cage nor a conventional lampshade, the Volières don't resemble anything which would have preceded them. Today, they have become iconic and are being distributed in about 40 countries. The Volières belong to a craft manufacturing process and are often considered as an easy way to make a living for those who want to copy it. Some even want to make believe they have invented something new (sometimes even believing it personally) while they are just copying them their own way. To explain to those who don't spontaneously understand that my Volières are not part of the public domain, I do fall back on my lawyer's talent. Then it appears clearly that les Volières were not born on their own and diffusing counterfeits is punished by severe penalties. It is unfortunate to reach this stage, but one says it is the price paid for success. Thanks to all those who are committed to defending artists and designers


CHALLIERES
10 ter rue Bisson
75020 PARIS